| Toumba Diakité déclare sur RFI avoir agi «sur ordre» Toumba Diakité déclare sur RFI avoir agi «sur ordre» | |
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Article publié par Ibrahima Sory Makanera le 5 février 2010 à 8h50
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Toumba Diakité déclare sur RFI
avoir agi «sur ordre» Par RFI Toumba Diakité est en fuite
depuis le 3 décembre 2009, jour où il a tiré sur le président Dadis Camara. Alors que la commission nationale d'enquête
sur les évènements du 28 septembre le rend seul responsable du massacre au
stade de Conakry, Toumba Diakité veut faire entendre
sa voix. Il déclare avoir agi sur ordre de Dadis
Camara et salue l'arrivée de Sekouba Konaté à la tête
de la transition en Guinée. Aboubacar Sidiki
Diakité, alias Toumba Diakité, exprime sa confiance
en Sékouba Konaté, chef de la transition, et voudrait
qu'il trouve une solution à son cas personnel. Il se dit ouvert à tout et
demande la grâce. « Je
manifeste mon sentiment de satisfaction par rapport à son discours de
conciliateur. Il a dit que « notre pays a trop
souffert », il faut en finir avec ça, il faut la réconciliation. Le général Sékouba Konaté n'a fait que concrétiser la volonté du
peuple de Guinée. Il mérite d'être aidé et assisté
. Je demande au général
Konaté de me gracier par rapport aux événements du 28 septembre parce que nous
nous sommes bien rendus au stade mais c'était sur ordre du président de la
République et même eux, ils le savent.» Toumba Diakité
se dit prêt à se rendre devant la commission d'enquête internationale, voire la
CPI. «Je
suis prêt à me rendre devant la Commission d'enquête internationale voire même
devant la Cour pénale internationale
la justice nationale est purement
dépendante de l'exécutif en place et n'a aucune crédibilité
je préfère la Cour
pénale internationale
la commission d'enquête nationale veut faire de moi un
bouc émissaire
(le 28 septembre) je ne me
reproche de rien parce que l'armée, nous sommes sous
ordres. C'est clair ! Je ne peux en aucun me permettre de prendre un groupe de
militaires et agir. L'armée, c'est la hiérarchie, c'est les ordres.» Enfin, il s'inquiète pour sa famille, notamment son
père, arrêté début décembre, après les faits. «Je rappelle que le délit est
personnel et mon père, qui est âgé 60 ans et qui a le grade de colonel, a
loyalement servi l'armée guinéenne. Il n'a rien à voir dans cette affaire.
Toute ma famille est menacée. Or on parle de réconciliation et d'un état de
droit
je n'ai aucune information sur l'état actuel de mon père.» |
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