| L'heure n'est pas aux campagnes électorales ! L'heure n'est pas aux campagnes électorales ! | |
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(Ibrahim Sinkoun Kaba)
Article publié par Ibrahima Sory Makanera le 8 février 2010 à 4h18
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L'heure n'est pas aux campagnes électorales ! Le
6 janvier 2010 le général Sékouba Konaté dans un
discours historique a lancé un appel à la mise en œuvre immédiate d'un
processus de démocratisation politique de la Guinée. Depuis
cet appel et la nomination d'un premier ministre que ressentons nous ? Un
sentiment justifié de stagnation, un sentiment grandissant de rendez-vous
historique en passe d'être manqué une nouvelle fois pour la Guinée. Nous
avons un sentiment d'être dans une situation où les responsabilités ne sont pas
prises au niveau de ceux qui se veulent les acteurs de la transition. Nous
assistons à une malheureuse nouvelle manifestation de manque de maturité du
forum des forces vives. Celle-ci semblent être en rupture avec la personne
qu'elles ont (avec difficultés) portées à la tête de ce qui devrait être un
gouvernement de transition. Et ceci sur un fond de dissensions sur la
répartition des portefeuilles ministériels, Nous
assistons à ce qui semble être un étonnant manque de perspective historique de
la part du premier ministre Jean-marie doré qui se
voudrait dans la forme juge et partie. Nous
sommes en face d'un président initiateur de la transition mais, qui semble être
passivement absent face à la situation d'enrayement du processus de transition. Nous
assistons principalement à une imprudence des partis politiques dans la
non-prise en main de la transition. Et c'est sur ce point que je vais
m'attarder, car les partis politiques ont la charge (par le Peuple, par Sékouba Konaté, par la communauté internationale) de
faire aboutir dans la réussite, cette transition démocratique. En
ce moment potentiellement porteur d'une perspective historique, toutes les
énergies devraient être portées vers la construction d'un cadre démocratique
stable. Les seules priorités doivent être pour le moment l'installation d' un
gouvernement réellement neutre et l'urgence de la mise en place d'une assemblée
constituante la plus représentative possible (de l'ensemble des
acteurs nationaux) afin de définir collectivement le cadre et les mécanismes de
fonctionnement des futurs institutions démocratiques. Les
lancements de campagnes électorales de certains leaders paraissent
incroyablement décalés en ces moments de « non processus » de
transition et de tensions montantes en région guinéenne de la forêt. Dans
la conscience d'un devoir historique les partis politiques devraient être en
campagne de sensibilisations et d'explications des enjeux de la transition et
de son aboutissement auprès des populations en vue d'aboutir à une adhésion
complète par la compréhension claire des actes posés. Les
partis politiques doivent intensément prendre conscience qu'en tant acteurs
prépondérants de la vie de la nation, ils ont un devoir de pédagogies
constantes et un devoir de processus d'éveils par l'implication des citoyens.
Les partis politiques guinéens se doivent de se sortir eux-même
de ce cadre folklorique qui consiste à faire d'eux de simples machines à
rassembler les populations au tour de la glorification grotesque d'un leader
(quelques en soit ses qualités humaines). Les partis politiques guinéens en ont
les ressources intellectuelles et humaines (par la présence de cadres
compétents) nécessaires à cela. L'heure
n'est donc pas aux campagnes électorales, l'heure est à la mobilisation pour le
pays, l'heure n'est pas aux exhortations partisanes, l'heure est au
rassemblement participatif pour qualifier le processus de transition. L'élection
pour être apaisé, pour être consensuel doit être réalisée dans un cadre
institutionnel consensuel et évident. Nous n'en sommes pas là ! A
l'heure où ces lignes sont écrites il n'y a pas de gouvernement à la tête de la
nation, nous n'avons pas d'assemblée constituante (tenant aussi lieu de
parlement), nul ne sait quels seront nos droits constitutionnels, ni la forme
juridique que prendra l'organisation de nos institutions. Combien
de guinéen serait capable de citer à ce jour vers quel type de régime
démocratique souhaiterais évoluer tel ou tel parti (présidentiel,
parlementaire, fédéraliste etc.) ? IL
est temps que les partis politiques en charge du processus démocratique
prennent leurs responsabilités ( en y incluant
effectivement les citoyens par des campagnes de sensibilisations et débats), Il
est temps de mettre en retrait ses prétentions pour sérieusement permettre la
mise en place d'un gouvernement de transition efficace et neutre. Il est temps
d'entamer parallèlement à la mise en place du gouvernement de transition les
consultations pour arriver rapidement à là mise en place d'une assemblée
constituante qui représentera l'ensemble la nation (y compris le tiers de la
population guinéenne résident à l'étranger) Si
les partis politiques actuels ne prennent pas en charge ce rôle -qui est
historique par les enjeux en présences- il sera impératif qu'émerge dans les
plus brefs délais (durant la transition) des citoyens regroupés par la
conscience et la volonté d'une nécessaire prise de responsabilité organisée
(sur le terrain) et immédiate, face aux enjeux de l'avenir de la nation. Et
à ceux qui compterais sur la passivité des guinéens en
ce moment décisif pour l'avenir à court et moyen terme de la nation, je leur
rappellerais les manifestations organisées contre la junte militaire qui ont
démontré par les faits que cela est possible... Et cela sera fait. Je
demande donc aux partis politiques (dans le respect de leur rôle crucial en ce
moment si décisif pour la Guinée) de ranger les pancartes électorales et de se
mobiliser pour sauver la transition en la faisant aboutir dans la réussite,
pour le salut de tous... L'échec nous est interdit ! Un
premier appel à la concertation a été lancée,
Mouvement Guinée d'abord y répondra. http://www.guineepresse.info/index.php?id=11,5045,0,0,1,0 Ibrahim
Sinkoun Kaba Mouvement
Guinée d'abord |
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