Elhadj Abdouramane Sinkoun Camara Elhadj Abdouramane Sinkoun Camara
Un bâtisseur sur les chantiers de la refondation nationale
Article publié par le 25 janvier 2012 à 12h30

Elhadj Abdouramane Sinkoun Camara

 

 

 

Un bâtisseur sur les chantiers de la refondation nationale

« Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années ». Voilà qui est bien dit et qui ne s'est jamais démenti au fil des rencontres entre les hommes. Elhadj Abdouramane Sinkoun Camara, parce qu'il s'agit bien de lui, est de la classe de nos compatriotes dont l'étonnante modestie voile de plus en plus mal le sens et la valeur de l'engagement pour les grandes causes. Aux feux de la rampe, il a toujours opposé le travail discret et tout aussi efficace de l'homme de projet à la fibre patriotique affirmée. Le plus difficile, c'était d'amener cet homme à se défaire de son voile pudique pour enfin accepter de parler de sa personne au mode indicatif.

Né un certain beau jour d'août en l'an de grâce 1952 à Conakry, ce jeune cinquantenaire a révolu depuis belle lurette, les piliers de l'impuissance humaine face à certains défis de la nature. Allez comprendre !

UNE FIBRE ENTREPRENARIALE INOUIE

Dès la fin de ses études universitaires, Abdouramane Sinkoun Camara entre dans le projet ADG (Association diamant-Guinée) ayant pour partenaires Henry Wilson DDI et Minersa pour la recherche de diamant sur 15 km de flats du fleuve Djani.

Nous sommes dans la région de Macenta et cette première expérience renforce en lui le goût de l'entreprenariat privé.

C'est alors qu'il prend part à la recherche des métaux de base dans le cadre du projet de développement minier avec la canadienne SIDAM Minorex sur l'ensemble du territoire national.

En ces temps où nul cadre n'avait de souci d'emploi dans la Fonction publique, il décida de s'engager sur une autre voie. Un choix fascinant et inouï, sinon improbable pour beaucoup de Guinéens.

Sur le coup, Abdouramane Sinkoun Camara prend l'initiative d'introduire la société Foraki en Guinée. A la clef, la réalisation de 250 forages en Basse Guinée sur un financement de l'Union Européenne.

Dans la foulée, on retrouvera ses marques dans la rénovation du CHU de Ignace Deen avec Maurice Delens , une société belge.

C'est dans ce contexte qu'il fonde sa propre entreprise dénommée PCI (Production-climatisation-industrie) avec un partenaire français créant à l'occasion, une dizaine d'emplois.

Sa société s'investit dans les travaux de climatisation du Palais des Nations à la veille de la visite du Président François Mitterrand en 1986. Au port de Conakry, sa société de manutention et de transport opère 25 000 tonnes de clinker par mois au profit de Ciments de Guinée avec 35 emplois permanents.

L'ingénieur qui a manifestement pris le grand large par rapport à la Fonction publique a déjà un solide ancrage dans le secteur de la libre entreprise. A ce titre, le gouvernement le sollicite et lui donne mandat pour la recherche du financement requis pour la restauration du Palais des nations et la réalisation d'un stade de 70 000 places à Conakry. Alors qu'il avait déjà signé les accords de financement souhaités, les tracasseries administratives et financières finiront par tout bloquer.

L'homme bouillonne de projets et n'a cure des travaux, sauf que ces tracasseries finissent par le motiver à aller voir ailleurs.

L'APPEL DE LA PATRIE …

Expatrié au pays de la téranga, notre entrepreneur est loin d'être dépaysé. Loin s'en faut. A peine installé, il obtient le marché de soixante forages qu'il réalise avec Eurafor dans le Sénégal oriental. Cela étant, il apporte en plus au gouvernement sénégalais un partenaire stratégique pour l'assainissement de la ville de Dakar.

Il crée tour à tour la CINI (Centrale d'intermédiation et de négoce international) et Afri consult. Cette dernière réalise les études pour l'aménagement des villes de Kolda, Thiès et de la sainte Touba. Quant à la première, elle trouve une société chinoise qui réalisera les travaux à Kolda et Thiès entre autres.

Repli doré s'il en fut que cette implantation à Dakar où les entreprises d'Elhadj Abdourahmane Sinkoun Camara ont comme on le voit, pignon sur rue.

Et de là, il a toujours gardé une fenêtre ouverte sur le pays natal pour alimenter ses fières pensées et peaufiner ses nouveaux projets en faveur de la mère patrie.

Et l'élection du Professeur Alpha Condé a pour ainsi dire été une belle passerelle pour le grand retour. Pour la petite histoire, tout au long de la campagne électorale, il a engagé un combat de titan au Sénégal, en Gambie et en Guinée Bissau avec la casquette de coordinateur du RPG.

Et c'est aussi à ce titre qu'il s'est pleinement investi dans la Préfecture de Kissidougou et plus généralement en Région forestière et en Haute Guinée.

Après sa belle expérience sénégalaise, Elhadj Camara arrive à Conakry avec une série de projets dans les bagages. Au premier chef, il porte l'initiative pour l'électrification de sa ville natale, qui a du reste reçu un accueil favorable des plus hautes autorités de notre pays. Il s'agit de l'érection d'un barrage hydroélectrique de 10 MW à Firawa qui alimentera Kissidougou, Gueckédou et une partie de Kankan. Ce projet d'envergure aurait déjà acquis l'aval du chef de l'Etat. Tout se passe comme si il sera réalisé sous forme de BOT par la société Saber.

Une mission de la Saber est d'ailleurs attendue sous peu à Conakry, pour définir le calendrier de réalisation du barrage et dans la droite ligne de ce projet, la Saber est visiblement intéressée à investir dans l'agriculture et la santé.

En attendant, pour Elhadj Camara, c'est un engagement de campagne qui est ainsi tenu.

Entre autres choses promises et choses dues : « J'avais pris l'engagement lors de la campagne présidentielle, qu'en cas de victoire du Professeur Alpha Condé, j'ouvrirais un comptoir d'achat de diamant à Kissidougou… »

Et c'est pratiquement chose acquise, annonce-t il avec plaisir en assurant avoir trouvé les partenaires qu'il lui fallait pour cela.

Et puis, fruit de son alliance avec la chaîne hôtelière Onomo, le chantier d'un réceptif de standing international de 120 chambres prendra corps sous peu prochain au bord de l'Atlantique à Kipé, dans la Commune de Ratoma.

Qui dirait ou ferait mieux qu'Elhadj Sinkoun Camara ?

Retenons qu'il s'illustre sans conteste comme l'un des plus fervents soutiens de la politique du changement et de la refondation voulue et prônée par le chef de l'Etat. « Je voudrais lancer un appel à tous les Guinéens de l'intérieur comme de l'extérieur, quelle que soit leur origine ou leur appartenance politique, de faire de ce mandat un temps de construction et de réconciliation ».

En tout cas, dans l'entendement de M. Abdouramane Sinkoun Camara, il est évident que cet appel est reçu à cent pour cent. Alors, pour le présent et l'avenir de notre chère Guinée, il est à gager que par la force de l'exemplarité contagieuse, ce grand batisseur en révèle d'autres et d'autres encore…

 

 

 

 

 

 

Amadou Diallo   correspondant du site « leguepard.net » en Guinée

 

 

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