LA GUINÉE : UN DESTIN MAUDIT ? ENTRE HISTOIRE TRAGIQUE ET QUESTION DE MALÉDICTION DIVINE.

LA GUINÉE : UN DESTIN MAUDIT ? ENTRE HISTOIRE TRAGIQUE ET QUESTION DE MALÉDICTION DIVINE.
Depuis son accession à l’indépendance en 1958, notre pays est pris dans un cycle infernal de crises politiques, de violences, de dictatures et, de souffrances humaines. Cette situation inhumaine pousse beaucoup à s’interroger : la Guinée est-elle frappée par une malédiction divine, conséquences des erreurs et des cruautés humaines accumulées au fils des décennies ? La question mérite d’être posée.
À mon humble avis, que notre pays, compte tenu de son évolution dramatique soit frappé par un courroux divin, conséquences du sang et des larmes versés, des vies détruites sur du faux et, des mensonges éhontés pour satisfaire la mytho mégalomanie des différents potentats qui se sont succédé à sa magistrature suprême ne me surprendrait guère.
UN PASSÉ SANGLANT ET TUMULTUEUX À CHAQUE TYRAN SON LOT DE MALHEURS
Tous les tyrans qui se sont succédé à la tête de notre pays depuis 1958, après avoir échoué à une tâche qu’ils n’étaient d’ailleurs pas à mesure d’assumer, dans leur fuite en avant, se sont employés à briser les Guinéens en tant que peuple par leur jeu machiavélique et criminel tribal.
Dès son indépendance, la Guinée prend un chemin singulier sous la houlette de Sékou Touré premier Président du pays, qui rejette la tutelle coloniale française. Ce choix courageux mais radical entraine un isolement international et un régime de plus en plus autoritaire. Sékou Touré très rapidement met en place un système répressif marqué par des purges sanglantes, des emprisonnements arbitraires et des exécutions massives, notamment au tristement célèbre Camp Boiro.
Après sa mort en 1984, Lansana Conté prend le pouvoir par un coup d’État. Son règne, bien que plus ouvert, reste marqué par la corruption, la mauvaise gouvernance et une fragilité politique chronique. À sa mort en 2008, la Guinée entre dans une instabilité encore plus marquée, avec la prise du pouvoir par une autre junte militaire sous le capitaine Moussa Dadis Camara.Cette période fut tristement marquée par les massacres et viols du 28 septembre 2009, où des centaines manifestants pacifiques sont massacrés dans le stade du dit nom.
L’élection d’Alpha Condé en 2010 suscite un espoir de renouveau démocratique, mais son régime finit par sombrer dans l’autoritarisme, notamment avec sa décision de briguer un troisième après un tripatouillage constitutionnel controversé en 2020.Ce choix provoque des manifestations réprimées dans le sang et en 2021, un autre coup d’Etat militaire renverse son pouvoir. Depuis, la transition sous la houlette du caporal-chef de la légion étrangère française peine à ramener la stabilité, et l’avenir demeure très incertain.
UN CYCLE DE MALHEURS SANS FIN : UNE PUNITION DIVINE ?
Face à cette succession de tragédies, certains se demandent si la Guinée n’est pas victime pas d’un sort divin. Car les souffrances du peuple, les répétitions des Coups d’État, les répressions politiques, la pauvreté persistante malgré des ressources naturelles abondantes, tout cela alimente une perception fataliste.
Dans plusieurs traditions africaines, les Nations et les peuples sont perçus comme liés à des forces spirituelles. Les crimes de sang, les injustices et les abus peuvent, selon certaines croyances, attirer la colère des ancêtres ou des divinités. Or, notre pays a toujours été le théâtre de nombreuses exactions : tortures, massacres, trahisons politiques et mêmes de Pendaisons publiques…Ce lourd passif peut-il être une cause spirituelle des épreuves actuelles du pays ?
D’autres y voient plutôt une conséquence logique des choix politiques et des échecs de leadership. L’absence de démocratie réelle, la mauvaise gestion des richesses, et la violence institutionnalisée sont des facteurs qui entretiennent ce cercle vicieux.
FAUT-IL ROMPRE AVEC CE CERCLE VICIEUX ?
Si la Guinée est maudite, alors comment briser cette malédiction ? Certains estiment que seul un processus de réconciliation nationale sincère, accompagné de justice pour les crimes passés, pourrait libérer le pays de ce poids historique. Une gouvernance éclairée, basée sur des principes d’équité et de transparence pourrait aussi ouvrir la voie à une nouvelle ère.
D’un point de vue spirituelle, certains pensent qu’un retour aux valeurs traditionnelles, un repentir collectif ou même des cérémonies de purification pourraient aider à conjurer ce mauvais sort.
Qu’elle soit maudite ou non, la Guinée a besoin d’un renouveau. Les générations futures méritent un pays où l’histoire ne se répète pas inlassablement sous la forme d’un destin tragique qui peut conduire à la fin de ce pays comme SODOMME ET GOMORRHE.
Dr. ABDOUL BALDÉ














