PBB : lettre à un Grand Frère : « petitBarry » au sujet des attaques dont il est victime.

Dans la configuration sociopolitique actuelle créée, et peut-être entretenue par Monsieur Mamadi DOUMBOUYA et son gouvernement, vouloir dire, publiquement, deux ou trois mots concernant le doyen Mamadou BARRY dit « petitBarry », peut paraître provocateur ou ethniste. Aux yeux de certains groupes dont il est inutile de signaler l’extraction socioculturelle, dès lors que le sujet porte un NOM pas à leur convenance, le moindre mot non injurieux, ou non diffamatoire à son endroit, leur est tout simplement insupportable.
Cette Lettre n’aurait pas pu exister si, il y a un ou deux mois, lors de la parution du deuxième tome de la biographie professionnelle de « petitBarry », des groupes structurés, d’une étrange homogénéité ethnorégionale ne s’étaient pas organisés en « commandos » de harceleurs, d’insulteurs, et de diffamateurs dans le seul but de dénigrer « petitBarry ». L’homogénéité en soi, n’est en rien anormale. Elle pourrait même avoir des vertus. Mais dans le cas présent, son étrangeté réside en ceci que, le groupe d’activistes concerné, est hermétiquement fermé parce que, au service de clans militaro-politiques, ou politiciens très singuliers.
Quel(s) « crimes » a donc commis « petitbarry » pour être enseveli sous des montagnes d’invectives, de diffamations grossières, et même de vulgaires insultes ?
Je signale d’emblée qu’en un certain sens, kôtô « petitBarry » a de la chance. OUI ! de la chance. Ses insulteurs, ses invectiveurs sont si vulgaires, si incultes, si méprisables, qu’ils n’ont été suivis que par leurs semblables. D’où l’heureux insuccès de leur méprisable mission, vraisemblablement rémunérée.
Pourtant, BARRY Mamadou Bowoï dit « petit Barry», fut et reste un très grand journaliste dont la notoriété dépassait largement les frontières de notre pays. Son talent journalistique, son honnêteté intellectuelle et sa probité professionnelle furent remarqués, y compris par Monsieur Sékou TOURÉ lui-même. Subjugué par la rigueur intellectuelle de celui qui n’était encore qu’un brillant jeune journaliste, Sékou TOURÉ le fit venir à côté de lui, le nomma DIRECTEUR du Bureau de presse de la Présidence. La suite, chacun la connait. Comme d’autres avant lui, l’élan patriotique qui le fit rentrer en Guinée, et le fit travailler auprès de Sékou TOURÉ, s’est finalement soldé par un embastillement sans raison. En tout cas, le diabolique Sékou Touré ne donna aucune justification de cet embastillement. D’ailleurs, en avait-il besoin ? La Guinée et les GUINÉEN(NES) étaient sa propriété au sens premier et directe du terme. Il pouvait disposer de la vie de qui il voulait, quand il le voulait et de la façon qu’il voulait.
Ceux et celles qui souhaitent comprendre, pourquoi on peut dire que Sékou Touré était PROPRIÉTAIRE des Guinéens et de la GUINÉE, peuvent se référer aux livres (en 2 tomes) que Fori « petitBarry » y consacre. En un certain sens, je trouve qu’il fait œuvre d’historien, même si par son humilité quasi naturelle, il me dira qu’il n’est pas historien. Dans les deux tomes, il décrit avec précision, méthode, sans jamais faire du sensationalisme, les traitements inhumains que le pouvoir de Sékou Touré infligeait à celles et ceux qu’il déclarait être des « contre-révolutionnaires ».
Comme beaucoup d’autres Guinéennes et Guinéens, « petitBarry » a été séquestré plusieurs années durant. Et pourtant, dans la description qu’il fait de Sékou Touré et de son Pouvoir, pas d’excès de langage, pas de haine, ni de rancoeur, ni de falsification. Que des faits, rien que des faits. Et là, dépités nos escadrons d’insulteurs, de diffamateurs en mission commandée, sont privés du moindre levier d’argumentation visant à récuser rationnellement les explications de « petitBarry ». Ils étaient donc dans la « nécessité » d’injurier, invectiver, diffamer,…pour mériter leur rémunération. N’oublions pas qu’ils étaient, qu’ils sont toujours en Mission commandée. D’ailleurs, nos commandos d’insulteurs auraient-ils tous les leviers d’argumentation disponibles, s’auraient-ils, pourraient-ils s’en servir ? Pas sûr, tant leur niveau intellectuel et éthique est bas.
Mamadou Billo SY SAVANÉ.














