INTERROGATION fondamentale à CONAKRY : Qui est LÉGITIME à « déchirer », puis à changer la CONSTITUTION de notre pays, comme le font le « général »autodésigné, son C.N.R.D., et son Gouvernement ?

Cette interrogation fondamentale que suscitent les gesticulations d’un clan militaro-civile, accompagné par de prétendus « CONSTITUTIONNALISTES » à forte coloration Pdgiste, est adressée à tous les PATRIOTES Guinéens, en uniforme et sans uniforme.
Les notabilités politiques connues et reconnues de notre pays, auraient dû être les premières à soumettre cette question à nos COMPATRIOTES. Car en général, les Putschistes casqués, hyper armés et galonnés, s’en prennent d’abord à la CONSTITUTION après la réussite de leur opération de PUTSCH. Pour une raison simple : eux-mêmes ont souvent appris pendant leur FORMATION, à mon avis discutable d’Officier, qu’une CONSTITUTION, n’est pas un texte quelconque dont le contenu dépendrait du bon plaisir de celui ou de ceux qui sont en mesure de DÉTOURNER à leur PROFIT PERSONNEL PRIVÉ, les ARMES et MUNITIONS acquises avec les RESSOURCES de la NATION entière. C’est le cas ici.
La CONSTITUTION, c’est le texte qui est censé encadrer et guider la vie publique de la NATION. D’où son caractère FONDAMENTAL. C’est-à-dire le FOND, ou le SOUBASSEMENT sur lequel repose l’architecture institutionnelle du pays.
Alors, de quelle LÉGITIMITÉ le « président » « général » autodésigné tient-il son pouvoir quasi impérial de supprimer d’un trait, une CONSTITUTION qui ne lui plaît pas, pour la remplacer par un autre texte à sa convenance ?
Précision de départ : une CONSTITUTION(républicaine) n’est pas de nature divine. Elle peut être MODIFIÉE, CHANGÉE et remplacée par une autre. Alors, La question principale est : Qui peut décider de la modifier, ou même de la changer, et par quelle procédure ?
Dans le cas qui nous intéresse, le « général » Mamadi DOUMBOUYA s’étant autodésigné « Président » de la République parce que parvenu au sommet du Pouvoir Politique d’État par les voies d’un PUTSCH sanglant, est-il LÉGITIME à parler, ou agir au nom d’un pays qui ne l’a jamais désigné aux titre et Fonction qu’il s’est attribués ? Est-il légitime à imposer au pays, une autre CONSTITUTION qui lui convient à lui ?
La Constitution étant le soubassement de l’ensemble de l’architecture institutionnelle de notre pays, de tout pays « démocratique » ou non monarchique, non dictatorial, sa rédaction et sa « soumission » aux CITOYENS pour approbation ou non, ne peuvent venir que de celui, de ceux, et celles qui en ont la LÉGITIMITÉ. Dans son acception la plus simple, la plus accessible à tout le monde, la notion de LÉGITIMITÉ renvoie à l’idée de ce qui est considéré comme Normal, Juste, Équitable, souhaité ou souhaitable par le plus grand nombre. C’est ce que, librement les Citoyens désignent comme acceptable, souhaitable pour le bien de la collectivité(voir Max WEBER). La LÉGITIMITÉ ne provient donc pas de la force, de la brutalité, et encore moins des galons et des fusils mitrailleurs détournés de leur rôle. La force vient donc soutenir la légitimité, mais ne saurait la remplacer. Elle est l’expression de ce que, en tant que CITOYENS, nous pensons et acceptons d’un point de vue éthique, qu’il est juste et normal que telle ou telle personne exerce telle Fonction.
Alors, Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, autodésigné « président », et « général » à l’issue d’un PUTSCH sanglant qu’il a lui-même réalisé, est-il LÉGITIME à:1°). S’auto proclamer « président » de la République. 2°). à Piétiner la CONSTITUTION à laquelle il a lui-même prêté personnellement, librement, un SERMENT de Fidélité ?
Après la réussite de son Coup d’État sanglant, Monsieur Mamadi DOUMBOUYA aurait pu restituer le Pouvoir Politique d’État aux CITOYENS qualifiés pour l’exercice de la Fonction suprême. Il s’y était d’ailleurs engagé, librement dès les premières heures de son Coup d’État. Le mobile principal de son PUTSCH, c’était que son employeur, kôtô Alpha CONDÉ ne respectait pas la CONSTITUTION, Loi suprême du pays. Mais, il faut s’y résoudre, l’engagement du « général » autopromu ne valait que le temps d’éviter la colère de nos Concitoyen(nes) qui pouvait très vite se transformer en furie contre le Coup d’État et son auteur principal. Le travail patient d’information, de formation et d’ « éducation » fourni par de nombreux GUINÉN(NES) dont l’auteur de cet article, a aidé nos COMPATRIOTES à intégrer l’idée majeure que, ils n’ont pas à accepter d’être SOUMIS à un Pouvoir qu’ils n’ont pas choisi. Quand bien même ce pouvoir aurait été choisi, il devra s’exercer dans les limites fixées par une CONSTITUTION dont la LÉGITIMITÉ est incontestée et incontestable.
Faut-il le répéter mille fois. Le « général » « président » autopromu, son Gouvernement et son C.N.R.D. ne parlent, ni ne représentent la GUINÉE et les GUINÉN(NES). Ils doivent leur position de Pouvoir au DÉTOURNEMENT à leur profit personnel privé de type ethnique, des ARMES et MUNITIONS acquises avec les RESSOURCES Politiques, Financières, et Économiques du pays tout entier. De ce fait, tous les actes, conventions(nationales, ou internationales) et décisions pris par ce Pouvoir et son gouvernement, sont dépourvus de LÉGITIMITÉ et de LÉGALITÉ. La GUINÉE en tant que COMMUNAUTÉ HISTORIQUE NATIONALE n’est donc pas engagée au plan DROIT.
Mamadou Billo SY SAVANÉ













